New-York sera toujours là en janvier de Richard Price 

Détenteur d’un diplôme de lettres promotion 1971, Peter Keller se voit refuser son admission à la fac de droit de Columbia. Le voilà donc contraint d’enchaîner les petits boulots et de retourner vivre chez son père et sa belle-mère en attendant de pouvoir se représenter pour intégrer le cursus de droit.

Sans grande conviction, le voici donc démarcheur téléphonique puis préposé au tri à la Poste. La cohabitation chaotique avec ses parents, l’ennui, le désintérêt qu’il éprouve pour les postes qu’il occupe l’amènent à se lancer dans une série de canulars téléphoniques aux conséquences fâcheuses. Il décide alors de retourner sur les lieux de ses études. Une rencontre avec le directeur du campus va lui permettre de décrocher un poste d’assistant. En parallèle, il se lance dans une relation amoureuse avec l’ex-femme d’un ancien professeur.

Mais surtout Peter se cherche, cherche sa voie, ausculte ses envies. Veut-il réellement tenter une carrière d’avocat ou plutôt essayer de percer dans le stand-up ? Difficile de prendre une décision pour le jeune homme déjà quelque peu désabusé. 

« En fait, ma seule source d’angoisse – en plus de devoir surmonter la perte de ma mère -, c’était de regarder la télé avec mon père. Jamais avant de me retrouver seul avec lui je ne m’étais rendu compte à ce point que sa vie n’était rien, qu’il se contentait d’aussi peu. » 

Ce roman oscille entre une mordante ironie et une légère nostalgie. Les portraits des différents personnages, et en premier lieu de Peter, sont absolument brillants. Les descriptions des milieux professionnels où Peter évolue sont saisissantes de réalisme. L’humour est constamment présent, l’étude de caractères très intéressante et les dialogues souvent percutants.  

Pourtant j’avoue avoir trouvé ces 450 pages un peu longues, le personnage de Peter souvent casse pied et inintéressant dans ses introspections à répétition, les références culturelles un peu compliquées à suivre. Il y a toutefois de vrais moments d’anthologie, notamment au début avec le père et la belle-mère de Peter et un grand réalisme dans la description de la société américaine des années 70.  

Mais je n’ai pas été totalement convaincue. 

New-York sera toujours là en janvier – Richard Price (Editions Les Presses de la Cité – octobre 2019) 

3 commentaires sur “New-York sera toujours là en janvier de Richard Price 

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